Je suis heureux de vous présenter ce premier sujet qui me tient particulièrement à cœur, plus de ce cœur de ce génie logiciel que j'étais au moment particulièrement du master. Je vais parler d'ici de souveraineté digitale, souveraineté numérique et quel lien on peut faire avec sitopia.fr. Et ça me ramène un petit peu au temps du master, puisque je me rappelle de ce prof, petite mention à Daniel Lebert, qui nous avait appris l'un de ces termes que je vais présenter ici, le fameux monde de l'open source, et à quel point il est important ce monde de l'open source quand on parle de souveraineté numérique. Voilà, sans plus attendre, nous passons à l'introduction de ce sujet. Donc, comme on disait un peu plus tôt, CITOPIA est une conférence expérimentale et originale, dans sa substance, dans son fond, puisque c'est une conférence originale du point de vue que c'est... Très interculturel, comme on pourrait voir dans les conférences internationales, classique qu'on peut connaître à travers nos différents secteurs académiques. Ici ce qu'on a en plus c'est bien cette inter-académie qui est très forte. On peut souvent entendre qu'il y a de la pluridisciplinarité dans les conférences nationales, internationales,de la cité universitaire, c'est particulièrement présent. Et donc, c'est ce qui fait que cette conférence que l'on propose ici, sous un format amateur, se montre très originale depuis ses points de vue interculturels et interacadémiques en même temps. Dans la forme, et c'est surtout la forme qui va nous intéresser ici dans cette présentation, parce que tout est fait pour avoir un support qui soit périn dans le temps pour Cytopia. Donc ici, la forme dans le sens où, qu'est-ce qu'on va faire des connaissances qu'on va cumuler pendant ces conférences, et quels vont être les médiums, les supports de ces différentes connaissances, et les différentes technologies pour endosser tout ça.Donc voilà, cette présentation va se focaliser notamment, comme on l'a dit plus tôt, sur le monde open source, sur le web sémantique et sur le web décentralisé. Sans plus attendre, plongeons un petit peu dans ce qu'est la définition de l'open source. Tout simplement, l'open source, c'est ce fameux code source des programmes qu'on produit en tant qu'informaticien, qui est ouvert au monde entier. Et ce qui va proposer beaucoup d'avantages, notamment la possibilité de vérifier en tant que n'importe qui dans le monde, qu'est-ce que fait ce code source? Est-ce qu'il est en train d'envoyer peut-être certaines télémétries, c'est-à-dire des informations qui nous sont personnelles et qui vont partir peut-être vers des serveurs et puis nous desservir peut-être dans des ciblages de publicité particulières ou alors même des vols de données. Ce genre de choses, dans un logiciel fermé, on ne peut pas vraiment percevoir quels sont ces différentes télémétries qui peuvent fuiter. Ce qui est bien aussi avec le monde open source, c'est cette communauté qui est mondiale et qui est très présente pour pouvoir améliorer les produits. Et ça nous permet aussi d'éviter les vendor lock-in, c'est-à-dire...notamment quand on a des standards qui ne sont pas ouverts. On entend par là, par exemple, le Lightning de chez Apple, qui n'est pas un standard ouvert, qui ne servait que pour ces téléphones-là, en comparaison de l'USB-C, qui est un standard qui est beaucoup plus utilisé par le monde. Le fait d'avoir de l'interopérabilité, le fait de pouvoir hoster par soi-même ces outils-là. Bref, tout ce monde de l'open source nous permet d'avoir vraiment cette vue connectée avec le monde et la communauté. CITOPIA se voudra open source à la fin de l'expérience. Aux environs de juillet et août 2026, on rendra le code libre d'accès. En plus d'être déjà accessible sur Internet. Beaucoup d'outils sont déjà utilisés à travers CITOPIA et qui sont de ce monde-là, et on sent trop les cités, notamment Quarto qui nous permet d'endosser toutes ces structures entre le web, les présentations, etc. Voilà la définition maintenant du web sémantique. Ça c'est quelque chose qui est aussi très intéressant du point de vue de... Actuellement notre web c'est quelque chose qui est très hétérogène. C'est-à-dire qu'on va d'un site à un autre et les pages ne se ressemblent pas, la façon d'interpréter les informations, les données ne se ressemblent pas. Et donc ils nous font une manière de globaliser cette... Ces données.et une manière de le voir est de dire que ce serait comme une base de données globalisée. De cette manière, les machines seraient capables de comprendre la data de façon plus profonde, de façon sémantique, et relier ces différentes données, les rendre interopérables comme on le disait plus tôt. Ce que Sifotopia fait actuellement, c'est une sémantique web simple, c'est-à-dire qu'on peut, dès le premier article qu'on va produire, on pourra directement le brancher à des LLM tels qu'on les connaît actuellement, qu'on peut utiliser comme ChatGPT, etc. Et la navigation sur le site en question sera beaucoup plus simple. Dans une vue encore plus avancée, on pourra imaginer cette sémantique du web sous forme de graphes, comme proposé avec les projets qu'on ne connaît peut-être pas beaucoup, mais il y a un équivalent de Wikipédia qui s'appelle Wikidata et qui transforme entièrement ce support-là en un graphe géant et qui nous permet de naviguer entre les données si efficacement avec ces outils et ces LLM.Voilà, et la définition du web décentralisé, là aussi c'est quelque chose qui est assez intéressant du point de vue de comment émanciper l'utilisateur et ses données. Donc ce qu'on connaît surtout comme web, c'est le web centralisé avec un serveur central et les clients qui viennent requêter dessus. Et le problème de ce serveur central, c'est que toutes les données sont piégées dans ce serveur central. Et c'est ce qui fait que ce serveur central nous demande soit de payer pour pouvoir continuer avec eux, ou alors se servent de nos données pour pouvoir les vendre d'une autre manière. Dans certaines projections du web qu'on pourrait se faire, il y a ces idées de web décentralisé qui sont intéressantes, entre le web décentralisé et distribué. Le décentralisé, c'est celui qu'on voit au milieu et qui va justement vérifier, qui va permettre plus de résilience du point de vue de l'utilisateur. C'est-à-dire qu'il ne va plus y avoir un serveur unique, mais que si jamais un serveur disparaît, l'autre serveur peut prendre le relais et avoir une meilleure résilience du point de vue de l'utilisateur. Là où ça nous intéresse encore un peu plus, c'est sa version distribuée, où en fait, on verrait ce monde-là un petit peu comme étant un web où il n'y a plus de serveur du tout, et tous les clients communiquent entre eux directement. Et c'est un monde où justement les données restent chez les clients, il n'y a plus besoin de les stocker sur les serveurs.Et ce serait un monde qui serait beaucoup plus... Évidemment qui est utopique et qui est difficilement accessible, mais en tout cas les données resteraient chez les clients et ne seraient plus stockées dans ces serveurs centraux. Voilà, et un mélange des deux, un subtil mélange des deux, entre le web sémantique et le fait de décentraliser, distribuer le web, ça nous donne quelques définitions de ce que pourrait être le futur du web, le web 3. On entend déjà quelques logiciels qui existent à ce propos, que ce soit Mastodon qui est le réseau social décentralisé, ou encore Matrix qui est lui un client de messagerie décentralisé et qui nous permet en fait de se dire c'est le point de vue entre ces deux domaines décentralisés et distribués où en fait il existe encore des serveurs mais ces uniques serveurs servent de route pour faire naviguer les informations d'un point à un autre.Voilà, et là où on veut en venir par rapport à CITOPIA, c'est que ces différentes technologies peuvent exister dans l'implémentation qu'on en fait actuellement. Et notamment, comme on disait un peu plus tôt, on propose souvent des discussions avec les gens pour pouvoir dire qu'est-ce que vous pensez de l'IA, quelle est votre interaction avec l'IA dans votre domaine, quels sont les avantages, quelles sont les limites que vous pouvez rencontrer, quelle serait une projection intéressante. Et bien d'une discussion, comment en arriver à un article efficacement. Et pour ce faire, déjà, on connaît évidemment cette fameuse assistance par transcription des discussions. Donc ça, c'est un avantage de l'IA actuelle. Le clustering, le regroupement des données automatiques avec la structuration du contenu. Donc là, ça nous permettrait de dire, à travers cette discussion, si on a parlé de ça, de ça, de ça, de ça, et que c'est un peu abstrait dans tout ce qu'on a pu discuter, l'IA est là pour nous donner quelques groupements intéressants à produire et peut-être pour pouvoir être plus facilement interprétables pour l'humain. Et aussi, et là je pense que c'était un terme qu'on avait utilisé ensemble à Berriévan, qui était cette fameuse triangulation, qui dit que, ok, on a eu une discussion entre nous deux, on s'est donné des arguments, on est peut-être d'accord avec ces arguments, mais est-ce qu'il existe des sources extérieures qui nous permettent justement de vérifier, de valider ces éléments? Et donc là aussi, l'IA,nous permet ce genre de choses et on va essayer de l'implémenter au sein de Cytopia. Actuellement, ce qu'on fait, c'est l'usage d'outils externes, tels que Notebook LM et Consensus. Notebook LM qui nous permet de contempler beaucoup de documents à la fois. Et de pouvoir donner de l'ordre à ces documents. Consensus, qui permet de donner des extensions de ces arguments qu'on peut donner directement avec des... Des ouvrages scientifiques derrière qui ont été publiés, cités. Ce qu'on aimerait par la suite, c'est de graduellement remplacer ces outils-là par de l'open source. On entend par là remplacer avec ces outils-là, comme Open Notebook, qui est l'équivalent de Notebook LM dans le monde open source, et Sémantique Scolaire, qui nous permet de faire... Non seulement des recherches syntaxiques comme on connaît à travers Google Scholar, mais aussi pouvoir ajouter de la sémantique. C'est-à-dire que si on n'a pas le terme exact, ça nous permet quand même de trouver des documents qui sont en lien avec ce qu'on recherche. La décentralisation aussi, c'est un sujet qui occupe CITOPIA dans le sens où, ok, dans tout ça, on continue d'utiliser TADGPT, Jimmy Nice, ce genre d'outils. Comment pouvoir s'en substituer? Est-ce que finalement, en tant que client, j'ai la capacité de pouvoir héberger mon propre...LLM chez moi. L'idée ici, ce serait de proposer directement au sein de Citopia un LLM qui est local à Citopia, qui serait directement installé sur votre propre ordinateur pour dire que si vous conversez avec l'équivalent de ce LLM dont on peut avoir l'habitude, les données restent locales. Il n'y a plus de distribution dans ces serveurs dans le monde entier. Donc voilà, prochainement disponible dans l'interface Citopia. Tout ça pour le respect de la privacité et de la souveraineté des données de l'utilisateur. Dans un autre sens, avec Citopia, on se dit, tiens, on a parlé de discussion vers article, mais est-ce que l'inverse serait possible aussi, depuis les articles, avoir une discussion? L'idée ici, ce serait de rendre CITOPIA structuré selon le web sémantique. Ainsi, si on le branche à un LLM, de pouvoir facilement, pour ce LLM, se repérer dans le site qui propose des données qui ont été le plus efficacement, soigneusement sélectionnées avec des sources extérieures, comment réussir à relier les deux efficacement? Donc, ce serait une des prétentions de CITOPIA. Et le LLM enrichirait ces réponses avec les connaissances contextuelles de CITOPIA. Ce qu'on va faire dès le premier article, c'est qu'il y aura...On a déjà cet ajout avec LLM Text, qui est en extension de l'outil qu'on utilise actuellement. Ce qui serait super, c'est de pouvoir utiliser ce Web LLM local. Comme on disait, ces articles seront cités et vérifiés. Et le tout, à la fin, ce serait de rendre le livre qu'on va produire au final, aussi augmenté par l'IA. C'est-à-dire que si on souhaite discuter avec le livre, on en sera capable à travers l'interface Citopia.Voilà, et en conclusion, la souveraineté utilisateur est techniquement possible à construire, notamment à travers l'open source, pour résumer un petit peu les choses, qui garantit la transparence et mobilise la communauté. La décentralisation du web qui nous permet de rendre nos données utilisateurs libres et non plus liées à des serveurs centraux. Le web sémantique qui va nous permettre de faciliter l'expérience utilisateur en pouvant le relier directement à nos LLM préférés et locaux de préférence. Donc, CITOPIA est une démonstration pratique, une plateforme qui suit ces trois piliers qu'on a cités précédemment. C'est un modèle qu'on va essayer de rendre productif, notamment avec ce monde open source et à travers des dépôts GitLab, GitHub, pour d'autres académies et des initiatives civiques. Et enfin, ce genre de projet est une invitation à repenser comment construire nos infrastructures technologiques pour donner ce pouvoir à l'utilisateur. Voilà, plusieurs remerciements déjà à donner auprès de Tanguy, parce que c'est d'ailleurs grâce à lui que ce genre d'événement est possible, parce qu'il est celui qui fait le pont entre les résidents et l'administration de la cité, et gère notamment tous les projets FIR.Aussi, si vous êtes intéressé, Tanguy a fait un super article que j'ai laissé en lien à cette présentation et qui est sur son propre site. Mention à Karane aussi, avec qui on a parlé de modélisation de réseau. Donc quand on parlait de web centralisé, décentralisé et le troisième, ça fait mobiliser beaucoup de connaissances dans la modélisation des réseaux. Et Nicolas pour de futures discussions à propos de cybersécurité derrière ces réseaux. Un article est en préparation et merci à l'audience et avec plaisir de répondre à vos questions.La vie, ça reste uniquement sur le premier écran. J'ai l'impression qu'on a souvent ce problème-là. J'espère que ça va rester. Merci pour l'annonce.J'ai deux questions. I'm going to go to the hospital in English. Can I ask you that in English? In English, yeah. So you see, my question is about open source code and guarantees that it's transparent. Because you see, well, at least the argument is that one is able to read and verify that it doesn't contain malicious software or backdoors. But in a way, being able to do something and actually doing something is different. Because there are many substantial and important open source projects like Linux kernel or something else. And they contain like millions of lines of code, which has to be read by some human eyes to be kind of verified. And it is so with virtually every open source project. And this is, well, I mean, I don't know whether you have done it. Myself, I personally, like I use many open source projects, but it occurred to me like very rarely that I kind of forced myself to actually try a few bits of lines of code. And it was more like, you know, just for my own fun. So the question is, do you know any sources on...how people in the software engineering community, they manage to audit the source code or, because I know the security concerns are substantial, so people probably do that, but I have never heard of it. So if you can point me out, you know something about it. Because you see, it's not guaranteed that something is very reliable at all. No, you're right. I think this is always the problem of the good and the bad. The clear and the dark hackers, I think, in the web. And maybe sometimes it could be very useful to have an open source to observe what are the backdoors of the code source. But anyway, I think, I hope, I imagine that This is more to avoid this kind of backdoors that people are working on this open code source. But how it is made? I imagine that Any people, any maker can do that and this is on their own time. But I can imagine also that, for example, there is Chrome and Chromium. Chrome from Google and Chromium, that is an open source project, I imagine, and this is the code.So I imagine also that it runs like that between them thanks to the fact that Chromium is used as the base of Chrome. There is a big team from Google that is surveying, not surveying, but taking attention about the fact that his chromium is with some backdoors or some battings to avoid. So yes, I imagine this kind of things. There is also some a course that is a bit crazy these last times and that maybe it could be a bit complicated for the open source world because the AI are starting to make some proposition to to the many repositories that are existing in the open source and for the good and for the bad also, like the humans. I don't know, this is a bit bigger race I think now, but yes, this is a a nice view of that field, the open source.Thank you. If we have many questions, maybe this is maybe your last one because after that we have to go.Donc le contenu en soi, ce sera l'ensemble des conférences qu'on a pu mener, l'ensemble des discussions, l'ensemble des articles et le livre produit à la fin. Ce sera ce genre de contenu. Donc ce sera uniquement le contenu interne et après le lecteur intéressé pourra voir où est-ce que pointe ce contenu interne vers le monde externe. Le tout en fait c'est de se dire que... On a juste un point d'entrée qui est intéressant, c'est-à-dire la conversation qu'on peut avoir avec notre LLM. Au lieu d'avoir un site dans lequel on doit naviguer, maintenant on aura juste une discussion à avoir avec ce point d'entrée unique. J'imagine que certainement ce futur du web sera très ressemblant à ça. Je pense qu'il y a des applications comme WeChat qui commencent à exister. Je crois qu'on a entendu particulièrement en lien avec la Chine où tous les services sont accessibles à travers un chat et plus réellement à travers une interface web classique. Parce que le web classique est très hétérogène et au final ça nous demande beaucoup de cognition pour se balader dans quelque chose d'hétérogène. Si on a quelque chose d'aussi homogène qu'une discussion, c'est beaucoup plus simple. Mais voilà, comment rendre tout ce contenu à travers le web accessible? C'est là où il y a beaucoup d'intérêt à penser comment...entreposer l'information pour qu'elle soit interprétable par ces outils unifiés. Merci. Peut-être qu'on va passer à la suite, deux questions. On parle à la fin. Merci, j'aime. Désolé que tu t'es fait. Je rappelle la suivante.