Merci, toi aussi je trouve. Merci. On a même un petit support, mais à vrai dire ça me sert surtout à moi. C'est juste pour me rappeler les principales questions. C'est juste qu'à chaque fois au début de l'entretien on rappelle si on peut enregistrer. Donc c'est ok. Et à la fin pour la transcription en version IA, comme ça on a directement les grands points pour lesquels on a parlé. C'est un format compact. Voilà, pour moi si on souhaite préparer une présentation par la suite, c'est beaucoup plus simple puisqu'on se rappelle les grands points. Mais on verra à la fin pour la présentation. D'abord juste un petit peu comment on voit tous les deux ce domaine intermédiaire entre l'IA et le monde du cinéma. Peut-être avant toute chose, rappeler qu'est-ce que CITOPIA. CITOPIA, on essaie vraiment d'inscrire un système de conférences au sein de la cité universitaire. Au début, c'était vraiment spécialisé sur l'IA et ses projections dans le monde sociétal et ses projections dans le monde créatif. C'était uniquement ça, mais on pense globaliser CITOPIA en plusieurs cycles. Donc le cycle qui parle de technologie, comme on le fait actuellement, ça peut être n'importe quel cycle, ça peut aussi regrouper d'autres personnes, d'autres groupes de conférenciers à la cité universitaire, qui travaillent par exemple sur la biologie, ou qui travaillent plutôt sur l'astronomie, et à la fin ce qui est...C'est qu'on peut créer un support plus généralisé, des proceedings comme on dit dans les conférences, où ça nous permet de regrouper toutes les productions qu'on a pu faire sous forme de résumé. Et ça permet de bien redistribuer. Toutes les informations et toutes les connaissances qu'on a pu avoir. A la fin, on aura un livre. Tous les contributeurs, on distribuera un livre des différentes contributions qu'on a pu avoir. Un livre avec un ISBN, donc vraiment quelque chose qu'on peut retrouver en ligne. C'est fun cette partie-là, ouais. Voilà un petit peu le principe de CITOPIA. Donc on disait qu'on avait créé un cycle sur la technologie. La première conférence était sur les technologies en elles-mêmes, les avantages, les limites et les projections par rapport à ces technologies-là. Par exemple, on doit garder notre esprit critique avec les IA génératives. Quand on discute de sujets basés sur des principes de logique, il faut faire très attention aux résultats que peuvent donner ces IA-là, parce que c'est très vite une hallucination qui est proposée plutôt que la vérité. Ou alors peut-être qu'il faut faire comme avec Ajima, il faut interroger plusieurs IA différentes pour approximer un peu plus la réalité à la fin. Mais oui, parce que les IA sont biaisées par rapport à un exemple qu'on a.Les IA se servent de tout le texte qu'il y a sur Internet, mais ce texte-là est principalement anglophone. Et donc c'est principalement une culture anglophone qu'apprennent les IA. Donc au final, c'est un gros billet par rapport à la compréhension de qu'est-ce que le langage. Donc voilà, il y a plein de billets, il faut toujours faire attention à ces billets-là. La seconde, c'était en projection sur le monde sociétal. Sur l'environnement, sur la santé, ce genre de choses. Et le dernier, c'est sur le monde créatif. Donc la philosophie, l'art, le cinéma. Et on a déjà aussi eu des discussions avec d'autres personnes jusque-là. Sur la bibliothèque. Il va y avoir le directeur de la bibliothèque qui va présenter quelque chose aussi pendant la conférence. Et un ami muséologue. Un ami? Muséologue. Muséologue, oui. J'ai les rendez-vous avec toi. Il y a deux jours.Peut-être que c'était peu de temps avant qu'on fasse la même chose ensemble. Et voilà, donc ce sera un peu ça le dernier, la dernière conférence en question. Super. Et philosophie aussi, Jeanne, que tu connais aussi. Oui, Jeanne, oui. Elle va faire aussi un talk entre philosophie et IA. Luxes, en domaine de... Trop cool, man. De l'académie. Oui, vraiment. Donc voilà, et à partir de là, j'aurais quelques questions à te poser. Tout d'abord, parce qu'on complète assez directement des profils. Sur Cytopia, un petit peu comme sur les conférences où on dit, eh bien, Siddhartha et Cinématographe. Cinéaste. Cinéaste, pardon. Waouh. Cinématographe. Je suis sûr qu'on peut trouver. Cinéaste. C'est plus facile. Et voilà, je pense que dans un premier temps c'est ça. Je pense que j'ai ton nom et ton prénom. Ton prénom bien sûr, mais ton nom je crois que je l'ai aussi sur WhatsApp. C'était quoi déjà Siddhartha? Siddhartha Minas. M-I-N-H-A-S. Ok, ça va. En fait, il y a deux prénoms. Siddhartha et aussi Jasso. Mais c'est tout sur WhatsApp. Tout sur WhatsApp? Oui, c'est tout sur WhatsApp. Je ne suis pas sûr d'avoir l'autre prénom sur WhatsApp. Mais en tout cas, je peux t'en trouver.Je mettrai le lien vers tes réseaux sociaux. Oui, oui, voilà. IMDB. IMDB, je connais. Ah, aussi. Internet Movie Database. Je peux mettre ce lien-là aussi? Oui, j'utilise ça à la place de LinkedIn. Ça, c'est le LinkedIn pour nous, dans le show business. C'est trop bien. Je ne savais pas que ça servait de réseau social aussi, IMDB. Mais oui, en effet, on le voit constamment. Pour nous, on a peut-être l'équivalent local, c'est Allociné. Mais c'est très local. Je pense que j'ai une Allociné aussi. Aussi? Oui, je pense. Mais ce n'est pas vraiment tenu. Mais je pense que ça a été créé à un certain moment. Trop fun. Je mettrai ton IMDb alors. Quelle est ton affiliation actuelle? Peut-être ton école ou un projet sur lequel tu travaillerais particulièrement? Oui, alors en ce moment je suis affilié avec Columbia. Est-ce qu'il faut que je parle? T'inquiète, ça entend, c'est bien. Ok, super. N'y pense pas. Columbia University. Je suis étudiant en master en histoire et littérature. C'est un programme qui est filié avec deux universités françaises aussi, l'école Normale.et l'école et l'université de sciences sociales. Ok. Et oui, maintenant, je viens de terminer un court-métrage qui s'appelle« Lily Flowers»,« Fleurs de lys»,« Nouvelle chevalerie»,« Une nouvelle chevalerie». Et oui, je vais le montrer justement. Je vais le montrer. La prochaine séance sera à mon campus de Columbia. Oh, ok. Le 1er juillet, je crois. Le 1er juillet, alors? Rendez-vous là-bas? Rendez-vous là-bas. Ah! Ça se passe à quelle heure? Je pense que ça se passera à 17h30. 17H30? Je crois, je crois. J'espère pouvoir être vraiment disponible. Oui, ça c'est vrai. J'ai aussi une amie qui m'a dit qu'elle avait un show le 1er juillet, mais je ne sais pas à quelle heure. J'espère un peu plus tard. Oui, ça c'est vrai. En tout cas, n'hésite pas, tu peux le rappeler pendant la conférence aussi. Tu penses que ça peut être un bon endroit pour pouvoir... Proposer l'idée? Oui, enfin, je ne sais pas. Je vais demander à ma coordonnatrice quand on a une place, un espace en ligne, de vrai. Mais je pense que c'est une salle assez large. Une salle de cinéma? Oui. Oh, c'est cool. Un petit auditorium. Auditorium, ouais. Auditorium. Et ça se passerait dans PSE ou un autre endroit?Ah non, pardon, parce que j'associe l'ENS avec PSL. Mais c'est un autre ENS. PSL. Ah, c'est PSL. Ah, PSL, alors. Non, non, non, mais ça se passera. C'est un campus privé, un peu caché. Dans le 6ème. Dans le 6ème. C'est comme 3 ans. Cool. On se donne une nouvelle pour savoir si on peut te rejoindre. Ça peut intéresser d'autres personnes aussi dans l'audience de la conférence. Si tu peux, bien sûr. Cool de pouvoir faire cette référence-là. Ça marche. Je note tout ça dans la description de ton profil. Entre ton profil académique et ton projet actuel. Et on y reviendra, à ton projet actuel. Je pense qu'il y a quelques liens qu'on peut faire aussi avec l'IA. Mais peut-être déjà, entre-temps, quelques questions préalables. Les questions sont assez généralistes. Dans les grandes lignes, c'est quels avantages tu vois par rapport à ton domaine de l'application de l'intelligence artificielle? Quelles limites tu peux y voir aussi? Quelle projection tu aimerais voir de cet outil-là dans le futur de ton domaine? Et bref, les interactions que tu as actuellement, on va peut-être revenir à ton projet à la fin. Mais vraiment, la première question, c'est quels avantages tu y vois actuellement?Par rapport à l'IA. Ou les technologies de manière générale. Peut-être que tu vois d'autres technos, je ne sais pas, le fait d'avoir d'énormes serveurs, d'énormes GPU. Peut-être, je ne sais pas, si tu utilises ce genre de choses. Oui. Ou alors peut-être les caméras nouvelle génération, des caméras qui sont plus sophistiquées. Bref, en tout cas, tout ce que la technologie peut apporter au cinéma. Notamment l'IA, mais pas limité que à ça. Ok, ouais. Alors, avant, on se souvient de parler des caméras. Et c'est vrai que les caméras d'aujourd'hui, les caméras sont très fortes, très très bonnes. Et on peut faire des films maintenant, tout simplement avec une caméra. Et ça a été déjà fait. Et ce sont des films qui font très bien, qui gagnent des estivales. Et alors, il y a une sorte, je crois, avec la technologie, il y a une sorte de démocratisation du cinéma qui n'existait pas avant. Aussi avec le programme de montage, si tu as un bon ordinateur, tu peux monter un film par toi-même. C'est pas si compliqué. Je me suis appris comment monter tout seul. Je ne suis jamais allé à l'école pour le montage au cinéma. Je me suis appris tandis que j'étais adolescent.Les grands réalisateurs commencent comme ça, dans un garage, de préférence. C'est ça, dans un garage. Et donc tu faisais ça avec ton téléphone ou avec un appareil amateur et puis ton ordinateur qui arrive à supporter tout ça? Oui, on est allé dans un parc local et on a tourné une sorte de vidéo musicale, stupide. J'ai mis un mélange de costumes, d'animés. J'ai chanté, j'ai dansé, j'ai tourné tout ça et j'ai ajouté des effets spéciaux. Oui, on s'est amusé. Et je pouvais le faire pour des projets d'école aussi, au collège par exemple. Et les enseignants étaient toujours éblouis. Par des courts-métrages parce que je croyais que c'était beaucoup. Il y avait quelque chose d'éclatant dans ça, de manquer. Je pense qu'il y a un talent particulier quand même derrière. Oui, en fait, on peut aussi remercier la technologie qui nous apporte cette accessibilité-là aussi. Mais n'empêche qu'il faut pouvoir s'y pencher dessus pour pouvoir l'utiliser, la maîtriser et la présenter à la fin. J'imagine que c'est ça. Ça me rappelle beaucoup quand on était...Mon frère est dans le monde de l'audiovisuel aussi et ça l'a éclaté pendant des centaines d'heures je pense. Il faut voir comment se monte du montage à travers des logiciels assez bidons au départ. C'était le fameux Windows Movie Maker qui était présent sur tous les Windows. Et on faisait des vidéos de nous, on faisait des parodies, des parodies de jeux, des parodies de films. Oui, oui, la même chose. On a fait des parodies de Rocky, de Davy McRae, de... De So, le film So, ouais. On s'est retrouvés pendant tout un week-end de tournage au fond de la cave de famille, en train de se découper des jambes, des trucs comme ça. Et le sang c'était de la framboise qu'on avait cueillie dans le jardin. Mais bref, là c'était... On sentait l'amateurisme, mais en même temps, ça a saboté aussi. Tu faisais ça, là, t'avais des coéquipiers aussi avec qui pouvoir approfondir ces... Ces sujets-là, d'autres acteurs qui étaient avec toi ou bien des amis pour pouvoir monter aussi? Oui, c'était des amis. J'ai eu un ami très musical. Je ne sais pas si vous connaissez Deadmau5. DJ, musique DJ.C'est Dance. C'était l'inspiration pour Screed X Putab. Et mon ami, il faisait ça, il faisait cette sorte de musique. Et il a été signé à un record label, Deadmau5, justement. Du coup, il avait cet aspect créatif, artiste, musical. C'est comme ça, je crois, qu'on s'est rapprochés. On a fait des vidéos ensemble. C'est super d'avoir cette complémentarité parce que c'est quand même deux mondes assez différents, même si on le relie beaucoup avec le cinéma parce que c'est le son. Et l'audio. Mais n'empêche que... C'est ça, oui. Le son et l'audio. Le son et l'image, bien sûr. Mais n'empêche que c'est deux perceptions qui peuvent être beaucoup dissociées, même si elles doivent être associées à la fin. C'est cool. Tu continues encore avec lui? Tu n'avais pas un moment? En fait, non, non. J'ai perdu contact avec lui. Malheureusement, ça fait longtemps. C'était vraiment, j'avais 13, 14 ans. Je ne sais pas ce qu'il fait en ce moment. C'est cool. J'espère qu'il le fait. Ben oui, ouais. Si tu nous entends, si jamais tu vois cette discussion-là un jour sur le web. Et j'ai l'impression que tu as un portfolio.qui représente un petit peu toute cette histoire de montage que tu as pu faire depuis tes premiers jours jusqu'à maintenant. C'est William Debe, c'est ça? Ah oui, oui. C'est ça aussi? Aussi, cool. Même ses premiers montages qui étaient... Non. Non? T'as un peu honte de les montrer? Il y a des droits d'auteur qui ne sont pas respectés peut-être. Je n'y ai pas pensé. Ce serait tellement joli. Sinon, tu sais, quand on doit vendre un projet, il faut vendre un petit peu de son histoire personnelle. Et si on montre un petit peu de cet engouement dès le plus jeune âge, ça peut faire la différence par moments. Non, tu as raison. Mais il y a des acteurs comme ça. Je ne sais pas si tu connais Dylan O'Brien, qui a fait le Gaze Runner, la série basée sur les romans. Mais je n'en ai pas parlé. Société cachée, dystopique. Je ne pense pas avoir vu, oui. Le labyrinthe, peut-être qu'on pense au film. Ah! Le coureur de labyrinthe. Je ne pense pas avoir vu, oui. Pas de souci. Mais en tout cas, lui, il faisait ça. Il avait un channel de YouTube. Il faisait des vidéos très absorbables. Et c'est comme ça qu'il a commencé, en fait, de jouer. Et c'est comme ça qu'il a trouvé son chemin. Et du coup, oui, tu as raison, en fait. Il faut prendre...Comment dire ? Take ownership. Rendre propriétaire. Vous pouvez le dire? Oui, oui. Je ne saurais pas le dire aussi bien. En tout cas, c'est cool ce point de vue sur ces technologies qui rendent le domaine accessible. Accessible, c'est ça. Ça, c'est cool. C'est un super avantage de pouvoir rendre ce domaine accessible. Je crois qu'il y avait une amie qui était aussi dans le domaine du son, qui est compositrice, et qui disait que la technologie l'aidait beaucoup à se rendre compte, par exemple, de... Elle avait des idées de composition en tête, mais est-ce que c'est réellement réalisable? Est-ce que les contraintes physiques font qu'on peut réellement faire ce morceau-là? Souvent la technologie est là pour dire, elle fait tous les calculs possibles pour dire est-ce que physiquement un humain est capable de jouer de cet instrument-là? Parce que peut-être qu'il faut plus que deux mains dans ce cas-là, ou alors les doigts sont tellement distendus que ce n'est pas possible de pouvoir... Bref, en tout cas, la technologie est là pour rendre un certain service sur quelques tâches qui sont peut-être techniques et qui laissent toute la place à la créativité du créateur, peut-être un peu plus. Parce que si on doit apprendre la technique et en même temps être créatif, c'est toujours un peu deux mondes qui sont antagonistes. En fait, tu m'as rappelé de quelque chose et je trouve que c'est vraiment le cas en France.qu'avant la nouvelle vague de cinéma, on avait un système vraiment rigide, créativement. Le studio système, on l'appelait Hollywood. Et du coup, tout était hiérarchique, et c'était tous les studios qui décidaient chaque aspect d'un film. Et du coup, la distribution, la production, la réalisation, les acteurs, les actrices, toutes choses étaient décidées par une seule entité. Et c'était vraiment commercial. Et du coup, en France, vous aviez cette nouvelle vague. C'est ça, taking ownership des auteurs. On prend le terme auteur en anglais, ça vient du français de ce moment où les réalisateurs avaient plus de contrôle, plus de contrôle artistique sur leurs films. Et ils s'en fichaient des contraintes techniques. Oui, oui, et de vendre. Ce n'était pas le seul objectif pour eux. Et du coup, on a commencé à voir des films plus expérimentaux, plus... Moins commercial, moins rigide. Et je pense qu'aujourd'hui, c'est une continuation avec ça. Alors qu'on regarde l'accessibilité à travers la technologie.Je crois que c'est vraiment ça, c'est une contemplation. Vraiment intéressant cette partie de s'écarter de plus en plus de la technique qui est rigide et qui est régie par ces studios pour dire on laisse plus de place à ces esprits créatifs qui viennent diriger toutes ces scènes. Voilà, c'est ça. Il y a un grand pouvoir dans ça. Oui, oui. J'ai même pas parlé de l'IA. Non, non, non, mais on comprend déjà assez bien la progression de comment la technologie aide à s'abstraire de la technique pour juste avoir son esprit créatif. Et je pense que pour en revenir peut-être à l'IA maintenant, C'est encore un degré supplémentaire parce que c'est quasiment, pas totalement, on l'a encore certainement, à portée de prompt maintenant. C'est-à-dire qu'on devient vraiment l'auteur du prompt et on s'abstrait complètement de l'aspect technique qui peut exister derrière, même l'aspect humain, c'est ce qui est le plus terrible. Et c'est là où on va en arriver, je pense, très vite aussi aux limites. Mais n'empêche que si on se base uniquement sur le fait que maintenant, on n'a même plus besoin d'avoir toute une équipe derrière pour pouvoir créer un film et que potentiellement, on arriverait peut-être à... Peut-être même qu'on pourrait plus parler de...de POC, de Proof of Concept, où on serait capable de faire un POC très rapidement avec... Tu as déjà entendu parler de ça, c'est peut-être plus dans le monde informatique qu'on parle de ça. C'est-à-dire qu'on ne crée pas l'application au complet dès le départ, on a une vague idée de ce qu'on veut, on fait une preuve de concept, Proof of Concept, Et on voit si cette preuve de concept est déjà assez convaincante avant de plonger réellement dans le dur du projet et de l'implémentation. Et on pourrait imaginer un petit peu comme dessiner un film au brouillon grâce peut-être à l'IA. C'est-à-dire, voilà, quelles seraient les grandes lignes et les grandes images de ce film faites avec des... Des acteurs simulés, des émotions simulées, des choses qui paraissent pas top top, mais en tout cas qui ont une grande idée de ce que ça pourrait donner à la fin et peut-être que ça peut aider par la suite. Je ne sais pas comment tu vois l'IA. Peut-être que tu lui parlais récemment de l'affiche que tu produisais. Oui, j'ai pensé à ça. Je pourrais te parler de ça. En fait, c'était incroyable parce que je ne savais pas du tout comment tu parles du pont de l'IA. Et moi, je ne pense pas que je sois assez compétent avec l'IA à ce moment. Au moins en tant que mon ami là, qui est graphic designer, je ne sais pas comment dire. Dessinateur graphique, designer aussi je pense.La française, the French touch. Oui, designer. Oui, on travaillait sur justement cette affiche. Il utilisait l'IA d'une manière où il prenait des photos que je lui ai fournies du film. BTS Behind the Scenes. BTS, quoi? Behind the Scenes. Oh! Et il prenait des exemples, ou des exemplaires, des personnages du film, et il les mettait dans le IA. Et puis il décrivait ce qu'on faisait, il décrivait l'atmosphère et tout du film. Et puis il a demandé d'une prompte de l'IA. Il n'a pas donné un prompt, il a demandé un prompt. Et ça m'a ébloui. Ah, la nuance qu'on donne par demander un prompt, c'est qu'il a demandé un prompt à l'IA avant de donner ce prompt-là à une autre IA. Oui, alors il a décrit tout ce qu'il voulait, tout ce dont on avait besoin. Et puis, il nous a donné une bonne compte pour mettre en scène cette image d'un personnage. Et du coup, on a transformé un personnage japonais dans le film, dans une sorte de mélange de... Ouvreur des années 70 de Tokyo, mais qui portait aussi le chainmail d'un chien.C'est l'ambiance du film alors. C'est super anachronique. C'est ça. Cool. Ouais, ouais. C'est comme un collage un peu de temps. Ouais, ouais, ouais. C'est super cool. Je pense que c'est l'un des fantasmes de l'IA, c'est qu'on peut se permettre vraiment énormément d'anachronismes comme ça. On imaginait par exemple, quelle serait une discussion, je ne sais pas, entre... Entre Jésus et Trump. On peut imaginer ce genre d'improvisation, mais l'IA est très forte pour imaginer quelle serait la discussion et à quel point... Et l'absurde de la discussion aussi, complètement. Des personnages d'époques différentes qui se rencontrent. D'une époque technologique, d'une époque qui n'est pas du tout technologique, qui est très basique dans l'avancée des outils. Ça donne des scénarios qui sont super originaux. On a envie de demander ça à l'IA pour dire, ok, je peux avoir ma propre imagination, mais si toi tu me proposes quelque chose, qu'est-ce que ça donnerait? C'est vraiment fun. À un certain moment, on voulait faire un petit peu cette chaîne-là qui est à... Produiser du contenu philosophique sur... Et si on demandait à des philosophes très connus qu'est-ce qu'ils penseraient du monde actuel? C'est fait aussi, de demander à Platon qu'est-ce qu'il penserait de...de la technologie actuelle, est-ce qu'on ne tomberait pas dans une nouvelle caverne ? Oui, non, tout à fait. En fait, j'avais regardé quelques simulations comme ça, avec des philosophes, des gens historiques qui se passent, qui sont mis en scène. C'est très intéressant. Oui, ouais. On n'a pas vu du tout la discussion à côté. So we are continuing for the interview. And I'll be really looking forward. Thank you for your speech and the... Thank you, bro. I'm looking forward to the music. Oh, yeah. Yes. If you are still a volleyball and a... No, I can make it. I have time and I can make it. Amazing. Really? Yeah, amazing, yeah. I have my words. Thank you. You have my words. We should have... Never go back on your shoes. No, I just... I don't know about confiture. Oh, no, no. Think about it later.No, no, we can find something like that. No, not really. Thank you. No, it will be really nice to have you for the 30th. And remember, always be drunk. Okay. De vin, de poésie, de vertu à votre guise. Mais une ivre à vous. Wow. C'est enregistré. Ah, let's drink on good vibes. Good vibes. Poet. He's a poet. Oh. He's a match of the week. Oh, wow. He's a match of the week. Wait, who's playing? Isn't Germany playing tonight?I think it's Germany. We're going to the German house, Andreas, if you want to join today. Yeah, to watch the game. On se brame ici. T'en fais pas, on va dire. Il y a plein de temps d'attente comme ça au quotidien et ça ne me dérange pas autant parce que c'est toujours des moments où je réponds à plein de petites tâches que je cumule. Moi aussi. Quand j'attends quelqu'un, parfois je vais dans mes messages et je réponds aux gens. Finalement, oui. Depuis 3-4 semaines.C'est bien ce petit moment que les gens nous offrent finalement. J'aime bien cette perspective. Oui, oui, oui. La vie est à moitié remplie. Oui, oui, oui. Dans ce sens-là. Donc, ce n'est jamais une attente passive. Même si c'est une attente passive, finalement, c'est assez rare aussi. Ça fait du bien. Peut-être juste contempler. C'est ça, oui. Comme... Je ne sais pas, j'ai vu le film, j'avais jamais lu le livre, mais L'étranger d'Albert Camus. Ah oui. Le livre était contemplatif, mais le film, évidemment, aussi. Le plus récent, avec Benjamin Voisin, qui a joué. Je n'ai pas vu, mais... C'est sympa, vraiment. J'étais content de découvrir en train qu'est-ce qu'était l'étranger. Et à quel point on peut être étranger à ce monde-là, si on n'a pas les mêmes normes sociales, ce genre de choses. Et c'était vraiment bon de voir un petit peu cette vision-là de cet acteur, de ce personnage. Albert Camus, lui, il était pied noir, non? En Algérie? Oui, oui, oui. Et du coup, ce sentiment d'être étranger peut-être cool aussi de cette expérience. Non, t'as raison, je pense que ça vient de ce vécu-là, le fait de vivre dans une autre culture. Ça fait nous sentir étrangers. Aussi en France, être étranger à la fois parce que...C'est le paradoxe des pieds noirs. Pour Jacques Derrida, je sais que c'était le cas, qu'il était trop algérien pour les Français et trop français pour les Algériens. C'est terrible cet état intermédiaire qu'on peut vivre en tant que pied noir à cette époque-là. Je pense qu'il le rendait encore un peu plus abstrait avec ce film-là. Mais n'empêche que ça représentait un peu cette histoire-là, vu que ça se passait en Algérie. Je pense qu'il parle de sa propre histoire, Albert Camus. Forcément, ça informe l'histoire, même si ce n'est pas autobiographique. Il ne faut pas être autobiographique, mais nos expériences en forme, ce qu'on écrit, quoi que l'on aime, l'on l'aime, nous. Oui, oui, oui. Non, bien sûr, il y a forcément un petit peu cette graine de vie qui vient ensemencer nos créations aussi. Et j'allais dire, je vais voir prochainement le film Le Vertige. Ah oui. Et je pense qu'on peut presque rebondir dessus par rapport au monde de l'IA aussi. Ouais, t'avais entendu parler un peu de ce film-là, qui nous plonge dans des décors de jeux de PlayStation 2, je pense, j'ai l'impression, dans la qualité du décor. Sauf que les personnages à l'intérieur de ce monde-là ne se rendent pas compte qu'ils sont dans un monde...Sauf qu'il y a l'un d'entre eux qui remarque, tiens c'est bizarre, il y a beaucoup d'indices qui nous montrent qu'on n'est pas dans le monde réel. Et il commence à questionner ses amis autour qui disent, mais non, mais tu délires. Mais nous, en tant que spectateurs, on voit bien que c'est des images de jeux vidéo. Et c'est assez fun parce que finalement, ça pose la question de notre propre vie, de notre propre projection. Est-ce qu'on est dans une simulation ou pas? C'est un peu une ambiance de Matrix à travers ce film-là. La Matrix, ouais. La Matrice en français? La Matrice, ouais. La Matrice. Et j'allais dire par rapport à l'IA, est-ce que tu imagines que... Potentiellement un jour on s'amusera, là c'est vraiment une IA très avancée dont on parlerait, mais on s'amuserait à créer un univers imbriqué, juste le temps de créer un scénario de film.Ça reviendrait à dire peut-être à l'échelle de si on avait la technologie comme dans le film Matrix, c'est-à-dire on crée un univers juste pour le futur film qu'on veut faire, on crée cet univers avec cette physique très particulière, que ce soit dans l'espace, que ce soit sur Terre, que ce soit dans la mer. Oui, Hogwarts ou... Oui, oui, oui, un monde fantastique aussi, ouais. Et qu'à partir de là, on crée plusieurs personnages qui sont animés par des intelligences artificielles aussi, dans ce monde artificiel. Et on se crée tout un film basé sur ces personnages-là, qui se croient réellement réels, qui vivent des expériences qui sont réellement réelles aussi, depuis leur point de vue. Et qui anime tout le scénario du film. T'imagines le futur du cinéma qui ressemblerait à ça? J'espère que non. Ça touche à l'éthique là, on est d'accord. C'est pour ça qu'il vaut mieux répondre à ce nom. On peut imaginer le oui, mais il faut faire attention à ce nom. Il faut faire attention à ce oui en disant oui. Je voulais parler de ce sujet-là aussi. Je ne suis pas incroyablement informé sur ce sujet, mais de ce que j'ai vu de l'actualité. C'est gentil. De ce que j'ai vu de l'actualité, il y a des...nouvelles règles qui commencent à être mises en place par l'Académie des Oscars pour la création. Peut-être qu'on a déjà parlé. On l'a mentionné très rapidement en France. Mais c'est bien de pouvoir le rappeler, de se dire, on en arrive à la partie limite, de se dire pour éviter ces fameuses dérives, et bien heureusement il y a une législation qui se crée dans le monde du cinéma. Oui, c'est pas pour... Totalement nié l'IA, mais pour l'utiliser d'une manièrequi aide plutôt, comme tu as dit, ou comme tu as décrit, prend contrôle de tout le processus jusqu'au moment où ce n'est plus humain, ce n'est plus la condition humaine. C'est cool si ça prend une part de la technologie et de la technique qu'on s'évite d'apprendre, mais si ça prend ses parts sur la créativité, là, c'est sûr qu'on ne se sent plus réellement le possesseur du produit. C'est une autre version de la même chose dont on parlait, du studio system. La rigidité, le contrôle qui n'est pas à nous mais à quelqu'un d'autre. C'est une autre manière. Mais c'est la même chose. C'est l'inverse, mais c'est la même chose. L'IA a tout le pouvoir, même si c'est très accessible. C'est l'autre extrême. Oui. Et tu disais par rapport à ça que, par exemple, il y avait des... Ça, ça me paraît assez fort, quoi. Que les réalisateurs, donc les auteurs de films, sont... Obligés de se filmer en plein processus de création pour prouver que c'est bien eux qui ont eu cette créativité-là. Oui, des photos, des sortes de clips comme ça, qu'ils ont écrit le scénario, par exemple. Parce que ça, c'est une grande chose.qui inquiète, je pense, l'industrie, c'est la capacité de l'IA d'écrire le scénario, qui est vraiment la fondation du film. Tout commence avec le scénario, sinon on n'a pas un scénario, on n'a pas un projet. Il faut un scénario tout d'abord pour trouver un réalisateur, l'équipe, le producteur. Tout commence avec le scénario. Et du coup, si le scénario est pris par l'IA, et c'est l'IA qui fait le scénario, C'est tout perdu. C'est tout donné à l'IA.Non, non, je suis quasiment entièrement d'accord avec toi. Est-ce qu'il n'y a pas cette fameuse fenêtre qui dirait... On peut donner presque cet intermédiaire de se dire que si on a réussi à donner le prompt original, même si c'est l'IA qui fait une part de la création, l'originalité se retrouve dans le prompt. Mais ça, ça compte pas, j'imagine. J'allais mentionner aussi un autre exemple. Moi, je trouve, avec mon ami, que c'était peut-être une utilisation de l'IA un peu plus... Un peu plus justifiable, mais en même temps, comme tu as remarqué, ça se moque un peu de l'IA aussi. Et c'était comment on a fait de la propagande avec des prontes très spécifiques pour diffamer le personnage dans l'histoire. Et du coup, dans un certain moment, l'antagoniste, parce qu'il se participe en duel dans le film, il y a l'antagoniste qui amène de la propagande qui montre Macron, Emmanuel Macron. Et Charles, je pense que Charles II de l'Angleterre. Ah! Et Charles III, je ne me souviens pas. Mais le roi de l'Angleterre, de ce moment-là. Et ils sont ensemble et ils font une soirée romantique. Des choses vraiment...Absurde. Et le personnage qui montre ça, il est français, il le montre pour vous. Faire comprendre à toute la foule, toute la foule dans le tavern, que l'autre, l'anglais, Il se moque de la monarchie. Il se moque de sa propre monarchie en s'amusant avec l'IA et ses grotesques caricatures de leurs souverains. Et oui, on a utilisé l'IA pour cette propagande. Et du coup, ça a fait une sorte de moment. L'IA est devenue un personnage, quelque chose. Oui, dans ce cadre-là, on peut se permettre d'utiliser l'IA, tu imagines. Parce que ça fait partie du scénario et de l'originalité du scénario. C'est cool. Ça rejoint aussi beaucoup ce qui est proposé et imposé dans les conférences actuelles, les conférences sérieuses en intelligence artificielle, n'importe quelle conférence scientifique à vrai dire. Qui dit qu'on n'a pas le droit d'utiliser l'IA pour écrire. Pour écrire vraiment de A à Z. On peut se permettre d'utiliser l'IA pour polir le papier, de pouvoir trouver des formulations peut-être un peu plus jolies, ou pouvoir éviter des répétitions. On peut se permettre d'utiliser l'IA dans ce cadre-là, mais pas pour dire l'IA co-écrit.Mais il existe une exception qui est que s'il y a certains objets d'expérimentation au sein de l'article, là par contre on peut quand même accepter du contenu venant du lien. Je pense que c'est cette même vue là que tu proposes dans le court métrage où il y a dedans et à... Est réellement présente et donc finalement ça appartient à l'expérience qu'elle participe au film aussi. Donc ça c'est très bien, ça fait partie un petit peu de la fusion des créativités entre le scénario de base qui est à l'humour en soi-même proposé par un humain, et cette petite extension de propagande liée à l'IA, qui nous rend plus critiques peut-être par rapport à l'IA. Donc c'est peut-être bien aussi, ça donne une certaine morale aussi, j'imagine, de ce point de vue-là. C'est cool, c'est super de pouvoir proposer ça. L'ami en muséologie a proposé la même chose aussi, en disant qu'évidemment il y a des avantages, il y a des limites à utiliser l'IA dans les musées. Mais il proposait quand même la vue de dire utiliser l'IA comme une propre œuvre. C'est une IA qui interagit avec les gens du musée, mais en montrant justement ces fameuses limites, elle ne va pas transgresser avec l'IA comme une sensibilisation de l'IA.dans ce monde-là. Au même titre que c'est une sensibilisation à l'échelle aussi de ton court-métrage. Mais c'est cool de pouvoir le dissimuler dans l'environnement classique. Je pourrais montrer des exemples. Est-ce qu'on aurait un projecteur? Oh oui, c'est possible, c'est super cool. Est-ce que c'est assez libre par rapport à ça? Parce que finalement, en fait, on a... C'est un enregistrement qu'on fait de la conférence. Ok. C'est un enregistrement? Ouais, aussi, ouais. Comme ça, c'est archivé après, à l'échelle de la cité. Ça, c'est pas grave. Ouais, c'est bon pour toi aussi? Bon. Bah, avec plaisir, alors, s'il y a... Je pourrais m'en faire un. S'il y a un passage. Snapchats, ouais. Oui, ok, ouais. Des shops. Ouais. Oui, des images. Oui, oui, oui. Des frames. Cool. Avec plaisir d'avoir cet instant un peu plus applicatif et artistique. Voilà, c'est ça. Mais tu sais, je viens de te décrire, quand j'étais au collège, j'ai adoré créer des films pour les projets d'école et montrer des choses. Académique comme ça, ça rend les choses plus cool, plus éblouissantes. C'est vrai, c'est tout un art de rendre les choses plus éblouissantes.J'ai vécu quelque chose qui n'était pas si éblouissant ces derniers jours. Et c'est dingue avec chaque fois. Qu'est-ce qui se passait? Je peux t'en parler juste après. Je pense qu'en fait, on a fait à peu près le tour. Je n'ai pas grand-chose d'autre à te demander. Je peux te parler de cette histoire-là juste après. Mais ce que je vais donner à la fin, c'est un peu cette visualisation-là qui donne les grandes lignes de tout ce qu'on a parlé, depuis le sujet le plus global jusqu'à chaque sous-sujet. Et comme ça, c'est juste un rappel et tu peux l'utiliser pour toi-même. Mais tu n'as peut-être pas besoin de ça pour la présentation. Mais si ça peut t'aider, tant mieux. Avec certitude. En tout cas, merci beaucoup pour l'entretien qui a duré 45 minutes. C'est un bel entretien. Wow! C'était amusant.