Pour enregistrer. Et c'est la première fois que je le fais avec un support supplémentaire. C'est juste pour rappeler les grandes questions dont on doit parler, discussions à propos de muséologie et technologie. Et il y a toujours un peu comme un préambule, c'est la première fois que je présente ça, où je te demande déjà dans un premier temps est-ce que je peux enregistrer l'entretien? Et est-ce que ça te dérange si j'utilise l'IA pour la transcription finale? Non, ça marche. En fait, il y a un truc qui est très efficace pour tous, c'est que la transcription en elle-même, elle serait beaucoup trop longue, elle ne serait pas si intéressante pour nous. Mais ce qui est bien avec l'IA, c'est qu'elle permet tout de suite de résumer, de faire un regroupement des principales idées. Et tu verras à la fin, ça fait une figure assez jolie qui permet de présenter un peu globalement toutes les grandes idées qu'on a partagées ensemble. Et après, on en fait, tu en fais. La sélection, la globalité ou la sous-sélection que tu souhaites, celle qui te semble la plus parlante pour toi-même dans cette ambiance de conférence. Donc voilà, et bien sûr, avant de publier ça, validation de l'invité avant toute publication.Là, c'est le moment où je présente aussi le CITOPIA dans les grandes lignes. Donc toi, tu es déjà un habitué des lieux. Dans l'idée, ou peut-être dans l'idée un peu plus précise qu'on en a maintenant, c'est que CITOPIA, globalement, c'est... On essaie de généraliser les principes de conférence au sein de la cité universitaire. Ce n'est plus vraiment une conférence que spécialisée sur l'IA et ses impacts. Mais ça, on l'a projeté dans un cycle particulier qui s'appelle le cycle tech. Donc le cycle tech, comme tu sais, ça a été divisé en trois parties. La première qui est sur comprendre les technologies qu'on manipule. La seconde en projection sur la société. Et la dernière en projection sur là où la société, je dirais que c'est plus un monde. Observable ou il y a une application sur les gens directement. Là, c'est plus une application sur le monde de la créativité, le monde des idées. Le monde de la philosophie et dans le monde de la muséologie, et bien fait grandement partie aussi, je pense, pour cette partie-là. On peut imaginer que c'est un intermédiaire entre les deux conférences, en fait. Ça trouve sa place dans l'une comme dans l'autre, même petit que Théo a trouvé sa place entre la première et la seconde. Donc voilà où on se situe, c'est dans cette fameuse troisième conférence plus basée sur la projection des IA sur ces...C'est le monde de la création et de l'art. Donc là, pour le coup, très proche de la muséologie. Ce que je demande aussi, et ce qui est très pratique parce qu'à la fin, il y a juste besoin de faire une extraction, c'est la présentation du ou des participants. Mais tu l'as déjà fait. Et merci, tu es le seul à l'avoir fait. Et c'est très dur d'avoir des gens qui le font, en fait. C'est dur d'avoir des participations écrites, je pense, de manière générale. Donc c'est pour ça, on a déplacé ce format-là, plus on va tout transférer au moment de la discussion, parce qu'au moins ça devient plus naturel. Merci pour le mal que tu t'es donné pour ces premiers résumés. Voilà, et les grandes questions qui sont des questions assez génériques, je dirais, par rapport à comment on peut discuter, c'est déjà quels avantages on pourrait rencontrer de manière générale dans ton métier? Quels avantages on peut rencontrer à travers cette application de ces nouvelles technologies en lien avec le musée? Les musées, la muséologie, et voilà. Est-ce que toi, directement dans ton quotidien, tu as déjà un petit peu cette sensation que cette technologie-là est présente?Alors, j'avoue que dans mon quotidien, c'est quelque chose de très récent, mais même les équipes et mes collègues de mon métier explorent déjà toutes les possibilités qu'il y a pour donner à la muséologie, à l'allemand du musée et de la culture. Donc moi, de manière particulière, par exemple, dans les muséopécations, on reçoit de manière très quotidienne des messages du ministère de la Culture. Pour nous inviter à participer dans des formations spécialisées sur l'IA, comme appliquer l'IA à la culture, parce que c'est un vrai enjeu, et je pense que le ministère de la Culture a identifié de manière très claire comme des axes ou des... Des sacs pour utiliser l'IA. Et du coup, le ministère veut que tous les agents du ministère se forment à ça pour exploiter de la meilleure manière parce que, comme tu sais, il y a aussi des avantages incroyables, mais en même temps, des inconvénients qu'il faut basculer. Et du coup, c'est la formation qui se fait.quelque chose qui est très passionnant. En tout cas, je vois de manière très claire, même si je pense dans mon quotidien, on est peut-être un peu dégoûtant dans ce domaine. C'est quelque chose qu'on visualise. Et on essaie d'appuyer. Oui, ok, ouais. J'ai pensé à l'une des questions suivantes, quelles sont les limites de cette fameuse technologie? Donc oui, il y a des formations pour pouvoir voir quelles sont les possibilités de cette technologie, mais aussi pour prévenir quelles sont ses dérives. Tu as déjà un petit peu ces idées de quelles sont les dérives par rapport à ton quotidien? L'usage excessif de l'IA et qu'est-ce que ça peut engendrer? L'usage excessif de l'IA et aussi, on va dire, je ne sais pas si ça existe en français, mais la déshumanisation. Oui, ok. La dépersonnalisation parce que le musée a toujours été compris comme un lieu de rencontre. Comme un lieu d'échange, comme un lieu de débat. Et si, par exemple, dans des points très concrets, on a parlé déjà un peu de ça, d'un exemple que j'ai eu,par exemple à la Fondation Louis Vuitton, qui donnait la possibilité de lier à qui prenait le rôle du médiateur, avec un QR code, et que les gens pouvaient parler avec un chatbot pour poser ces questions par rapport aux œuvres d'art. Du coup, moi, ça c'est un avis très personnel, moi c'est un exemple d'une mauvaise application, pas forcément à faire avec attention, parce que ça peut être un outil complémentaire, mais pas pour substituer. Les contacts humains dans les musées parce que sinon ça perd la fonction centrale, à mon avis, du musée, que c'est de faciliter cet espace de rencontre, de discussion et de débat qu'il y a, on ne peut pas... Oui, je pense que c'est un point très important sur lequel se concentrer quand on pense qu'il y a un besoin de musée. Mais aussi, sans oublier, tu vas me demander après, mais aussi, il y a beaucoup de désavantages et de choses positives qu'il y a pour... Pour donner à la culture. Non, bien sûr, oui, oui. À coup sûr, mais c'est juste que je pense que c'est toujours important de pouvoir remarquer quels sont ces fameux vices qui peuvent exister.si on abuse de cette technologie-là et à quel point ça peut faire perdre le sens de ces domaines-là sur lesquels l'IA s'applique. Et que, bah oui, il faut se rappeler un petit peu de ce but un peu plus suprême de ces domaines. Donc là, le musée, son côté très sociable, il ne faut pas le perdre. Parce que même si ça peut être très intéressant d'avoir pour chaque humain son guide un peu personnel, ce qui semblerait presque privilégié, presque exclusif. Mais c'est le problème aussi de l'exclusivité, c'est qu'on va s'isoler. Ok, ouais. Non, c'est super intéressant. L'une des questions suivantes, ce serait de se dire... Tu m'avais déjà donné aussi des exemples de quelles étaient des applications assez sympas et surtout quand on en arrive à des grosses quantités d'œuvres, comment réussir à... Mettre en valeur tout ça. On reviendrait presque à un terme qu'on connaît assez souvent dans le monde de l'informatique, c'est qu'on en arrive à l'équivalent du big data avec les œuvres, le big, je ne sais pas, archivage des œuvres. Et comment mettre en valeur tout ça? Et tu disais qu'il y avait aussi quelques exemples qui existent dans certains musées où ils essayaient de faire peut-être comme des regroupements,original grâce à l'IA ? Oui, c'est une des fonctions très intéressantes que l'IMF commence à mettre en pratique, à utiliser. Et c'est justement ça, cette facilité pour classifier pour ordonner tous les archives, par exemple. Tous les archives, de notre manière, ça serait très compliqué, ça prendrait beaucoup de temps à organiser, à identifier. Et il y a aussi un exemple d'un musée de photographie qui a fait ça, et qui a justement fait appel à une entreprise d'IA pour essayer de... De mettre en dispositif au service public dans lequel le public peut chercher et faire des relations entre oeuvres qui pourraient être dans un autre contexte. Ce serait très compliqué de faire lien par exemple par couleur, par sentiment. Et du coup, on met rouge et on va avoir d'abonnés énormes différentes œuvres qui ont la couleur rouge. Ou quand on met colère. Bon, peut-être une peinture du 19e siècle qui a représenté quelqu'untrès fâchés, mais en même temps, photographie contemporaine, qui est aussi la même technique. Du coup, ça permet aussi de faire aussi dialoguer les propres œuvres et construire quelque chose de très créatif et innovant. C'est vrai que c'est cool, c'est vrai, bravo. J'étais déjà tombé sur un... Sur un équivalent dans le monde du cinéma, où tu mettais n'importe quelle phrase dans un petit moteur de recherche, et il nous trouvait un petit peu tous les films et les séries dans lesquels cette phrase, plus ou moins, avait été citée. Et il nous faisait défiler toutes les séquences comme ça d'affilée, et ça fait un effet super intéressant, on a l'impression que... Que notre quête est vraiment prise en compte à travers le monde du cinéma, où tu vois toutes les séquences défiler avec cette même phrase ou cette même émotion, peut-être aussi, comme tu disais. Et ça, c'est vrai que ça a cette magie-là aussi. Si on arrive à retranscrire ce genre de magie, ça peut vraiment être bien. C'est différents mondes des arts. Ok, waouh, c'est un bel exemple à mettre en valeur de ce qui est bien de faire. J'imagine que ce serait bien de présenter cet exemple-là aussi.J'imagine que ça peut être utile aussi à montrer ou différencier les différentes applications de l'IA dans le monde muséal. Parce qu'une chose c'est qu'un l'IA est au service du public. Par exemple, c'est cette histoire de... Comme un outil de médiation. Donc ça c'est, on va dire, un branche, un branche, l'IA au service public, mais aussi au service, par exemple, de conservation, de catalogation, d'organisation, aussi, mais aussi, par exemple, l'IA qui a un potentiel... Est importante, par exemple, pour lutter contre le trafic illicite d'offres. Comment on voit cette application-là? Parce que, en fait, c'est quelque chose que j'ai lu dans ces stratégies. Qui allait au ministère de la Culture, une partie c'est aussi la lutte contre les trafics illicites, parce que ça permet, avec les bases de données, par exemple, des musées ou des centres patrimoniaux, mais aussi avec les bases de données de la police, et avec les bases de données, par exemple, des maisons de Saint-Cher ou des maisons de vente, à identifier des patrons ou des tendances.aussi essayer d'identifier parfois des sorts qui sont potentiellement, on va dire, frauduleux, que son oreille est frauduleuse, ou pour éviter, par exemple, qu'une pièce sorte à la vente quand c'est interdit. Ok, waouh! Du coup, les choses plus concrètes, aujourd'hui, peut-être que je ne peux pas t'expliquer, mais c'est quelque chose que je peux approfondir de mon côté, et après, peut-être l'expliquer. Mais je pense que c'est un des points super intéressants. Vraiment, oui. Je ne sais pas à quel point, de loin, ça peut représenter ça aussi. Je pense que c'est du domaine de la fouille de données, un petit peu comme ce qu'avait présenté en fait Chi, la fille qui avait présenté lors de la première conférence, qui permet grâce au fait de regrouper différentes bases de données et bien de réidentifier des gens. Donc là c'était dans un extrême assez... Évidemment, si on a beaucoup de pouvoir de calcul et qu'on a cette intelligence supplémentaire qui nous permet de faire des liaisons intéressantes, c'est pour le mal, parce que c'est la réidentification. Et voilà, pour le bien aussi, parce que finalement, se rendre compte qu'on est capable de faire ça, c'est aussi l'occasion de se dire que si on anonymise, on peut le faire bien.Bref, en tout cas, je pense que c'est un petit peu ces mêmes principes derrière qui peuvent exister, de dire comment on arrive à retrouver du lien dans des bases de données qui ne sont pas très en lien, mais qu'avec suffisamment de machinerie, de temps de calcul, on arrive à recréer des liens. Trouver des tendances frauduleuses dans ce monde, une fois de plus, du big data. Ah, ok. Je pense que c'est aussi un point intéressant.Oui, c'est un autre point. Et je pense qu'un troisième point aussi, c'est... C'est pas... Peut-être que tu vas me dire que c'est pas du tout intéressant, mais bon, je pose la question. Une troisième chose, ça serait... Bon, l'utilisation de l'IA... Aux services publics, aux services des institutions, mais aussi, pas l'utilisation de l'IA, mais l'IA comme sujet d'exposition et de réflexion, pour sensibiliser les citoyens, les gens, etc. L'IA de via l'œuvre, presque. Oui, du coup, ça c'est une chose parce que aussi, je pense que ça c'est une autre branche, mais l'IA dans la création artistique, comme tu vois,L'IA au service des artistes pour la création artistique du coup, ça c'est un autre débat que quand c'est créé par l'IA, c'est art, c'est art, c'est art, c'est art, c'est art, c'est quelque chose de très récent, du coup il n'y a pas de réponse concrète, mais je pense que ça fait pas longtemps qu'il y avait aussi... Une plainte ou un processus légal sur la... Sur la propriété de ce vrai d'art créé par l'IA. Quand il y a une œuvre d'art qui est un produit de l'IA, ça devient hyper connu, hyper célèbre, ça devient cher. Du coup, qui est le propriétaire? Tu vois, les droits d'auteur, les droits moraux, avec l'IA, ça pose beaucoup de questions. Je pense que j'ai commencé un peu à divaguer, à parler de beaucoup de choses. Mais l'autre chose que je voulais dire aussi, c'est la partie de l'IA comme sujet d'exposition dans le sens où, par exemple, dans le musée de Jodpom, l'année dernière, il y avait une exposition sur l'IA. Et je pense que l'objectif... Il y a l'art, aussi des artistes, avec l'IA. Donc l'objectif aussi c'est un peu la sensibilisation.sur l'utilisation des liens positifs et négatifs, mais encore une fois, dans les musées, comme centre de débat, comme centre d'échange, et tu vois comme ça change entre les gens par rapport à un sujet, et du coup les musées deviennent l'espace idéal pour faire ce type de réflexion. Ok, waouh! Ah oui, j'imaginais pas tout ça, c'est super intéressant. Si dans une certaine projection, tu te proposais, je ne sais pas, tu aimerais pouvoir plonger dans un projet entre ces domaines-là, peut-être que celui-ci serait quelque chose qui t'intéresserait, ou tu aurais quelque chose en tête particulièrement, quelque chose que tu aimerais explorer entre IA et muséologie. Tu peux reciter celui-là, peut-être. Pour un exposé, tu veux dire? Oui, quelque chose que tu pourrais créer par toi-même. Avec l'aide de quelqu'un qui est dans l'IA, bien sûr. T'imaginerais quelque chose, peut-être comme ce que tu viens de décrire juste avant, comment sensibiliser à l'IA. Tu le verrais comment? Si c'est ça ou autre chose. Peut-être, peut-être, je ne sais pas, je l'ai dit ainsi comme ça à l'instant, mais peut-être une exposition dans un musée, une exposition interactive. Où les visiteurs puissent utiliser différentes IA. Et ça permet aussi de réfléchir et montrer aussi tous les potentiels, les aspects positifs, mais aussi réfléchir.aux enjeux et aux dangers. Du coup, aussi, comme ça, pour qu'à la fin de l'exposition, le visiteur puisse sortir avec une réflexion personnelle et voir comme les big pictures. Ça peut être une super idée, ouais. L'idée d'implémentation, ce serait un petit peu de se dire, on utilise l'IA pour faire la propre recommandation et les propres limites de l'IA en elle-même. Et c'est encore plus percutant quand c'est une IA qui le dit par elle-même. On pourrait vraiment imaginer ce genre de projet qui est finalement très accessible à faire. Un mis en abîme. Comment? Un mis en abîme, on dit comme ça, non? Ah, ça serait comme une mise en abîme, ou être l'IA qui parle d'elle-même? Oui, oui. Non, mais en fait, ça serait plutôt l'IA comme outil pour réfléchir à l'IA. Ouais, t'as raison, c'est un début de mise en abîme, moi. Non, c'est cool. Mais vraiment, on pourrait imaginer ce genre de projet. Comme on disait... d'autres jours, si jamais il y a des projets dans le futur qu'on peut faire ensemble, ce serait avec plaisir de pouvoir plonger dans des projets de France comme ça. Oui, par exemple, c'est une possibilité. C'est concret.Non, vraiment, ouais. Bon, avec plaisir alors de faire ce futur sujet ensemble et cette future projection de ce sujet-là aussi. Ça peut motiver vraiment au moins nous deux et d'autres esprits aussi par la suite qui pourraient entendre. C'est toujours des petites graines qu'on peut disperser. C'est un peu le but aussi de ce genre de conférence, de pouvoir peut-être donner des voix un peu plus pures selon la morale qu'on se donne. En tout cas, à travers Citopia et la Citef. Qu'est-ce qui pourrait être bien comme cheminement entre l'IA et... Et muséologie, et tous les domaines de l'art aussi. Bon, c'était très complet. Merci Juan. Je te remercie à toi. On pourrait presque faire des podcasts à ce ratier de ça, non? Oui. Demande d'Elia de faire un podcast avec elle. On peut même réussir directement les... En fait, ça ressemble un peu à ça à la fin. Là, c'est un exemple de quelqu'un d'autre. C'est pas très visible, mais entre autres, ça permet directement de voir tous les sujets, sous-sujets dont on a parlé. Mais c'est surtout sur ordinateur que c'est visible. Le rendu sur téléphone, c'est pas très joli. Je t'enverrai ça. Super.